Samedi 26 janvier 2008
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09:55
Amis du jour, bonjour.
J'ai tenté de corriger les posts ci-dessous, mais il est plus que possible qu'ils restent des fautes "de compréhension", je referais un tour après l'avoir imprimé ( je ne sais pas pourquoi, mais je suis obligé d'avoir quelque chose sur papier pour vraiment corriger ou me concentrer. Si je peux ecrire d'une traite quelque chose de tappé, je suis egalement incapable de faire un plan de dissertation sur un ecran....)
Merci à tout le monde pour les commentaires, sur le blog ou par email (Papa, je peux mettre tes commentaires-mail sur le blog ?)
Je me suis apparemment trompé sur la question de la différence dans mon post précédent ("incompris"). Je pensais que la différence est mal en soi, mais, en effet, vous avez raison, elle fait que nous sommes particuliers, et donc essentiels à une société.
Ma recherche d'effacement de la différence est en fait extrêmement totalitaire après relecture. Si nous éteignons nos différences, si nous devenons "saisissables" au premier regard, alors nous ne sommes plus particuliers, c'est à dire que nous sommes "remplacables", substituables par n'importe quel autre homme. Ce serait donc la différence qui justifie, comme le dit mon père justement, notre "Droit à exister", et je rajouterais notre Besoin d'exister. Besoin pour la société d'exister avec notre différence, pour garantir la pluralité, c'est à dire la possibilité de réfléchir (impossible de réfléchir sans comparer, impossible de comparer sans différence).
Cependant, je continue à penser que l'affirmation de notre différence, actuellement, n'est pas une bonne chose, dans la manière dont elle est exprimée. Nous exprimons notre différence uniquement en parlant de nos souffrances. Nous ne nous définissons pas différent parce que socialiste ou gaulliste, ou même par notre caractère brutal ou doux. Nous ne nous définissons en public que par notre passé difficile à nos yeux. Ainsi, nous essayons tous d'être des martyrs à notre échelle. C'était en cela que j'avais choisi la citation de Sinik " incompris parce que decris comme quelqu'un d'assez instable, la douleur frappe mais ne fait plus rien passée un stade".
Je l'avais choisie pour sa deuxième partie, le fait que Sinik sous-entende qu'il a souffert énormément, et qu'il a surmonté cela, en devenant dur comme un roc. Même si c'est vrai, le fait qu'il ait souffert, je ne vois aucun sens à l'affirmer car je ne vois pas en quoi cela le rendrait incompréhensible.
Ce qui m'énerve parfois (j'essaie de nuancer, car je suis affreusement absolutiste, je remarque grace à vous) c'est l'enchainement suivant : 1. j'ai souffert, 2. vous ne pouvez pas comprendre 3. je suis donc différent mais vous ne pouvez pas comprendre réellement pourquoi.
Cela, à mon avis, ne permet pas le débat et donc le fait d'exprimer cette souffrance ne sert à rien, puisque nous ne pouvons pas l'aider.
Est ce que ca fait sens ce que je viens de dire ?
Un dernier retour sur un autre point. la question de la supériorité intellectuelle. J'ai dit plus tot que je n'arrivais pas à la concevoir, partant du principe d'égalité. Mon père, toujours, me dit avec raison, encore, que je ne le concois pas car je ne concois pas l'infériorité intellectuelle, par vanité ou par péché de jeunesse.
Good point. En effet, si je me refuse à concevoir la supériorité intellectuelle, je suis sur d'etre aussi intelligent que les autres, puisque que s'il n'y a pas de supériorité intellectuelle, je ne peux etre inférieur à aucun esprit. Me voilà donc rassuré. Dans ce système de pensée, en effet, Vanité il y a .
Il me faut donc repenser à ce point. Mon problème est double. Premièrement, si il existe une hiérarchie intellectuelle, comment connaitre sa position dans la hiérarchie? Sous-entendu, comment je sais si je suis inférieur intellectuellement. Car ce n'est que si je m'en rends compte que je peux chercher à m'améliorer.
De la même question découle celle de la capacité. Sommes nous tous capable d'atteindre une supériorité intellectuelle ? Si oui, qu'est ce qui nous empêche d'atteindre cette "égalité supérieure" ? Et donc, si je me considère supérieur à certains sur le plan intellectuel, qu'est ce qui l'explique? l'éducation, la famille: oui, facteurs classiques, mais qui n'expliquent pas tout. alors quoi d'autre?
Ce qui me dérange surement le plus est la possibilité de "rejet" que la supérioté intellectuelle peut produire. C'est ce qui m'énèrve quand je lis Michel Onfray, que je peux considérer comme supérieur intellectuellement, et qui justement ne cherche pas à nous parler, nous inférieurs, et ainsi permettre notre amélioration. Exactement l'inverse de ce que fait Daniel Cohen, qui ne cherche jamais à étaler sa supérioté, mais à la mettre au service de "ceux du dessous".
Qui dit supérioté dit rapidement dédain pour l'infériorité, dit élite au sens fermé, et ca, ca ne peut pas être bon.
Sur ce, je vais partir de ce café, puisque le fait qu'ils éteignent la lumière est surement signe de départ pour moi....A très bientot.
J'ai tenté de corriger les posts ci-dessous, mais il est plus que possible qu'ils restent des fautes "de compréhension", je referais un tour après l'avoir imprimé ( je ne sais pas pourquoi, mais je suis obligé d'avoir quelque chose sur papier pour vraiment corriger ou me concentrer. Si je peux ecrire d'une traite quelque chose de tappé, je suis egalement incapable de faire un plan de dissertation sur un ecran....)
Merci à tout le monde pour les commentaires, sur le blog ou par email (Papa, je peux mettre tes commentaires-mail sur le blog ?)
Je me suis apparemment trompé sur la question de la différence dans mon post précédent ("incompris"). Je pensais que la différence est mal en soi, mais, en effet, vous avez raison, elle fait que nous sommes particuliers, et donc essentiels à une société.
Ma recherche d'effacement de la différence est en fait extrêmement totalitaire après relecture. Si nous éteignons nos différences, si nous devenons "saisissables" au premier regard, alors nous ne sommes plus particuliers, c'est à dire que nous sommes "remplacables", substituables par n'importe quel autre homme. Ce serait donc la différence qui justifie, comme le dit mon père justement, notre "Droit à exister", et je rajouterais notre Besoin d'exister. Besoin pour la société d'exister avec notre différence, pour garantir la pluralité, c'est à dire la possibilité de réfléchir (impossible de réfléchir sans comparer, impossible de comparer sans différence).
Cependant, je continue à penser que l'affirmation de notre différence, actuellement, n'est pas une bonne chose, dans la manière dont elle est exprimée. Nous exprimons notre différence uniquement en parlant de nos souffrances. Nous ne nous définissons pas différent parce que socialiste ou gaulliste, ou même par notre caractère brutal ou doux. Nous ne nous définissons en public que par notre passé difficile à nos yeux. Ainsi, nous essayons tous d'être des martyrs à notre échelle. C'était en cela que j'avais choisi la citation de Sinik " incompris parce que decris comme quelqu'un d'assez instable, la douleur frappe mais ne fait plus rien passée un stade".
Je l'avais choisie pour sa deuxième partie, le fait que Sinik sous-entende qu'il a souffert énormément, et qu'il a surmonté cela, en devenant dur comme un roc. Même si c'est vrai, le fait qu'il ait souffert, je ne vois aucun sens à l'affirmer car je ne vois pas en quoi cela le rendrait incompréhensible.
Ce qui m'énerve parfois (j'essaie de nuancer, car je suis affreusement absolutiste, je remarque grace à vous) c'est l'enchainement suivant : 1. j'ai souffert, 2. vous ne pouvez pas comprendre 3. je suis donc différent mais vous ne pouvez pas comprendre réellement pourquoi.
Cela, à mon avis, ne permet pas le débat et donc le fait d'exprimer cette souffrance ne sert à rien, puisque nous ne pouvons pas l'aider.
Est ce que ca fait sens ce que je viens de dire ?
Un dernier retour sur un autre point. la question de la supériorité intellectuelle. J'ai dit plus tot que je n'arrivais pas à la concevoir, partant du principe d'égalité. Mon père, toujours, me dit avec raison, encore, que je ne le concois pas car je ne concois pas l'infériorité intellectuelle, par vanité ou par péché de jeunesse.
Good point. En effet, si je me refuse à concevoir la supériorité intellectuelle, je suis sur d'etre aussi intelligent que les autres, puisque que s'il n'y a pas de supériorité intellectuelle, je ne peux etre inférieur à aucun esprit. Me voilà donc rassuré. Dans ce système de pensée, en effet, Vanité il y a .
Il me faut donc repenser à ce point. Mon problème est double. Premièrement, si il existe une hiérarchie intellectuelle, comment connaitre sa position dans la hiérarchie? Sous-entendu, comment je sais si je suis inférieur intellectuellement. Car ce n'est que si je m'en rends compte que je peux chercher à m'améliorer.
De la même question découle celle de la capacité. Sommes nous tous capable d'atteindre une supériorité intellectuelle ? Si oui, qu'est ce qui nous empêche d'atteindre cette "égalité supérieure" ? Et donc, si je me considère supérieur à certains sur le plan intellectuel, qu'est ce qui l'explique? l'éducation, la famille: oui, facteurs classiques, mais qui n'expliquent pas tout. alors quoi d'autre?
Ce qui me dérange surement le plus est la possibilité de "rejet" que la supérioté intellectuelle peut produire. C'est ce qui m'énèrve quand je lis Michel Onfray, que je peux considérer comme supérieur intellectuellement, et qui justement ne cherche pas à nous parler, nous inférieurs, et ainsi permettre notre amélioration. Exactement l'inverse de ce que fait Daniel Cohen, qui ne cherche jamais à étaler sa supérioté, mais à la mettre au service de "ceux du dessous".
Qui dit supérioté dit rapidement dédain pour l'infériorité, dit élite au sens fermé, et ca, ca ne peut pas être bon.
Sur ce, je vais partir de ce café, puisque le fait qu'ils éteignent la lumière est surement signe de départ pour moi....A très bientot.
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