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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 09:55
Amis du jour, bonjour.

J'ai tenté de corriger les posts ci-dessous, mais il est plus que possible qu'ils restent des fautes "de compréhension", je referais un tour après l'avoir imprimé ( je ne sais pas pourquoi, mais je suis obligé d'avoir quelque chose sur papier pour vraiment corriger ou me concentrer. Si je peux ecrire d'une traite  quelque chose de tappé, je suis egalement incapable de faire un plan de dissertation sur un ecran....)

Merci à tout le monde pour les commentaires, sur le blog ou par email (Papa, je peux mettre tes commentaires-mail sur le blog ?)

Je me suis apparemment trompé sur la question de la différence dans mon post précédent ("incompris"). Je pensais que la différence est mal en soi, mais, en effet, vous avez raison, elle fait que nous sommes particuliers, et donc essentiels à une société.
Ma recherche d'effacement de la différence est en fait extrêmement totalitaire après relecture. Si nous éteignons nos différences, si nous devenons  "saisissables" au premier regard, alors nous ne sommes plus particuliers, c'est à dire que nous sommes "remplacables", substituables par n'importe quel autre homme. Ce serait donc la différence qui justifie, comme le dit mon père justement, notre "Droit à exister", et je rajouterais notre Besoin d'exister. Besoin pour la société d'exister avec notre différence, pour garantir la pluralité, c'est à dire la possibilité de réfléchir (impossible de réfléchir sans comparer, impossible de comparer sans différence).

Cependant, je continue à penser que l'affirmation de notre différence, actuellement, n'est pas une bonne chose, dans la manière dont elle est exprimée. Nous exprimons notre différence uniquement en parlant de nos souffrances. Nous ne nous définissons pas différent parce que socialiste ou gaulliste, ou même par notre caractère brutal ou doux. Nous ne nous définissons en public que par notre passé difficile à nos yeux. Ainsi, nous  essayons tous d'être des martyrs à notre échelle. C'était en cela que j'avais choisi la citation de Sinik " incompris parce que decris comme quelqu'un d'assez instable, la douleur frappe mais ne fait plus rien passée un stade".

Je l'avais choisie pour sa deuxième partie, le fait que Sinik sous-entende qu'il a souffert énormément, et qu'il a surmonté cela, en devenant dur comme un roc. Même si c'est vrai, le fait qu'il ait souffert,  je ne vois aucun sens à l'affirmer car je ne vois pas en quoi cela le rendrait incompréhensible.
Ce qui m'énerve parfois (j'essaie de nuancer, car je suis affreusement absolutiste, je remarque grace à vous)  c'est l'enchainement suivant : 1. j'ai souffert, 2. vous ne pouvez pas comprendre 3. je suis donc différent mais vous ne pouvez pas comprendre réellement pourquoi.   
Cela, à mon avis, ne permet pas le débat et donc le fait d'exprimer cette souffrance ne sert à rien, puisque nous ne pouvons pas l'aider.
Est ce que ca fait sens ce que je viens de dire ?

Un dernier retour sur un autre point. la question de la supériorité intellectuelle. J'ai dit plus tot que je n'arrivais pas à la concevoir, partant du principe d'égalité. Mon père, toujours, me dit avec raison, encore, que je ne le concois pas car je ne concois pas l'infériorité intellectuelle, par vanité ou par péché de jeunesse.
Good point. En effet, si je me refuse à concevoir la supériorité intellectuelle, je suis sur d'etre aussi intelligent que les autres, puisque que s'il n'y a pas de supériorité intellectuelle, je ne peux etre inférieur à aucun esprit. Me voilà donc rassuré. Dans ce système de pensée, en effet, Vanité il y a .

Il me faut donc repenser à ce point. Mon problème est double. Premièrement, si il existe une hiérarchie intellectuelle, comment connaitre sa position dans la hiérarchie? Sous-entendu, comment je sais si je suis inférieur intellectuellement. Car ce n'est que si je m'en rends compte que je peux chercher à m'améliorer.

De la même question découle celle de la capacité. Sommes nous tous capable d'atteindre une supériorité intellectuelle ? Si oui, qu'est ce qui nous empêche d'atteindre cette "égalité supérieure" ? Et donc, si je me considère supérieur à certains sur le plan intellectuel, qu'est ce qui l'explique? l'éducation, la famille: oui, facteurs classiques, mais qui n'expliquent pas tout. alors quoi d'autre?

Ce qui me dérange surement le plus est la possibilité de "rejet" que la supérioté intellectuelle peut produire. C'est ce qui m'énèrve quand je lis Michel Onfray, que je peux considérer comme supérieur intellectuellement, et qui justement ne cherche pas à nous parler, nous inférieurs, et ainsi permettre notre amélioration. Exactement l'inverse de ce que fait Daniel Cohen, qui ne cherche jamais à étaler sa supérioté, mais à la mettre au service de "ceux du dessous".
Qui dit supérioté dit rapidement dédain pour l'infériorité, dit élite au sens fermé, et ca, ca ne peut pas être bon.

Sur ce, je vais partir de ce café, puisque le fait qu'ils éteignent la lumière est surement signe de départ pour moi....A très bientot.


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Par Jean-Daniel
Lundi 21 janvier 2008 1 21 /01 /Jan /2008 16:12
et plus de rigueur.


Même si très peu de posts sont présents, je vais rénover mon blog dans la semaine, et ne posterais donc rien de nouveau d'ici à dimanche, je pense.

En effet, trop vite, trop fort, trop brutalement, trop fougueusement et donc trop bêtement, j'ai écrit trop de fautes et fais trop de "typos" pour que ce qui précède soit réellement lisible.

Je m'en excuse et remercie ma grand-mère et mon père de me l'avoir dit. Je vais y remédier petit à petit  et vous invite donc à ne rien lire cette semaine si jamais vous en aviez eu l'envie. 

J'essayerais de me tenir à une rigueur  qui m'est inconnue, mais qui est pourtant indispensable à tout écrit. J'avais voulu l'ignorer, c'était une erreur. La Forme importe, je dois me le répéter....

En guise de conclusion, je vous invite à mettre la main sur Une Vie, de Simone Veil, qui est un livre qui, je pense, mérite d'être lu (merci 'Jo).

A dimanche prochain.
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Par Jean-Daniel
Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 15:23
J'ai un problème quand je lis les informations. Comment distinguer le terrorisme de la résistance ? je sais que c'est un classique, mais cela n'empeche pas mes céllules (encore plus) grises (à cause de l'air pékinois) d'essayer de fonctionner.

Qu'Al Qaeda ou  ce que l'on considère etre Al Qaeda soit du terrorisme d'accord. La Violence pour seul but de répendre la peur et sans rien revendiquer.

    Encore que... Est-ce qu'ils ne revendiquent rien?  Le but d'anéantir la civilisation occidentale peut -elle etre vue comme une revendication politique ? Je n'ai pas de réponse à ca. D'un côté je ne peux le considérer politique, ce qui me permettrait de le raccrocher à une forme de "résistance", puisque tuer des civils non pas innocents au sens pur mais qui n'ont rien à voir avec les revendications que l'on croit exprimer n'est pas de la résistance.

Je m'explique.

    Les FARC, qui sont tout de meme plus de 100 000 hommes je crois, qui kidnappent et tuent, pour moi, ne sont pas des terroristes. Ils sont des guerilleros qui controlent une zone géographique, des résistants à un régime en place. Cela ne justifient en rien leurs actions, mais  je ne pense pas que ce soit du terrorisme.
       Même en France, il n'y a pas de "terrorisme corse", il y a un mouvement corse, des crétins corses, mais pas des terroristes. Le FLN veut un gouvernement autonome, ce qui est une revendication politique. Même quand ils font exploser une bombe, ce n'est pas dans une boite de nuit rempli de métropolitiains, mais devant un commissariat ou une préfecture, en somme un symbole de l'Etat francais. Il y a une cohérence entre leurs revendications et leurs actions.

C'est peut etre l'absence de cette cohérence qui pourrait définir le terrorisme. Serait terroriste un groupe exprimant des revendications - politique ou non- en utilisant des moyens non-symboliques, disproportionnés, non-ciblés et au fond uniques:  un cocktail fait de Peur et de Sang.
N'importe quelle peur et n'importe quel sang. Et c'est surement ca qui les rend si effrayant.

Pour en revenir aux "résistants", je suis parfois confronté à un dilemne.
J'excecre la Violence. Pour moi, Che Guevara était similaire à Fidel Castro, tous les deux ont utilisés la violence comme moyen d'arriver à leur fins. Oui parfois, leurs fins sont bonnes et les moyens efficaces, mais pour moi, les moyens "matter", ils comptent.
Et alors j'ai un problème. Comment juger la Révolution Française si je pense que les moyens ont un effet sur les fins? Le sang des nobles, des royalistes, la Terreur, la guillotine que l'on devait changer de place dans Paris tous les mois car la pluie ne pouvait plus laver les pavés gorgés d'hémoglobine ... tout ca a malgré tout permis de faire naitre la Démocratie Francaise. Quand on tuait à la Bastille et aux Tuileries, on rédigeait la Déclaration des Droits de l'Homme dans la salle du jeu de Paume.

Or si j'accepte une fois que la Violence a pu permettre d'attendre une fin moralement acceptable, malgré des moyens appartenant au Mal, le principe est rompu. Je peux justifier la violence. et ca c'est un problème.

Comment faire, si on fête la Révolution tous les 14 juillet, si on chante "que le sang des impurs abreuvent nos sillons" tous les 11 novembre et tous les 8 mai, comment faire pour dire "Les Palestiniens sont des assassins" ou beaucoup plus largement et plus fondamentalement "le sang ne doit plus jamais couler, meme au prix de la liberté".
car c'est peut etre ce qui se passe.
On condamne la guerre des Pierres, meme si Israël occupe illégalement les territoires depuis des décennies. On condamne les Freres Musulmans meme quand le Président Egyptien muselle la presse et casse le coude de l'AFP.

Depuis quelques temps, je me demande : la Chine va-t- elle  connaitre une révolution? je veux dire, une révolution à la 1789. un mouvement des droits de l'homme, ou juste un mouvement populaire qui, après plusieurs tentatives infructueuses sans les armes, décidera un jour de les prendre et de se battre.

Que dirons-nous, nous francais, nous étrangers pacificistes si cela arrivait ? Invoquera-t-on le Dieu de la Paix pour que la souffrance ne se répande pas sur le Xinjiang ou la mongolie intérieure, au prix d'une reprise de controle du gouvernement chinois........ou franchirons nous l'Oural comme nous avions franchi les Pyrénnées ?

Je m'inquiète de la fascination pour la guerre, pour la rebellion, car je la trouve intrinsèque à l'Homme. C'est ce qui ressort de mes derniers paragraphes d'ailleurs. Mais c'est aussi ce qui ressortait lors des emeutes de Novembre 2005. Comment expliquer ca? Comment expliquer ces phrases "ca va bientot sauter" " c'est sur, les banlieus vont s'enflammer cette fois, et pour de vrai", phrases dites avec un quasi-espoir, une envie à peine dissimulée ??

Je déteste ne pas avoir de réponse à cela !!  Quelque part dans ce qui se voulait mon raisonnement, je me suis surement trompé, mais je ne sais pas où. alors aidez-moi, en me disant si j'ai tort, où j'ai tort, et pourquoi.

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Par Jean-Daniel
Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 14:05
Quelques lignes, peut etre meme qu'une pour dire que je ne sais pas comment on fait pour vivre au quotidien avec la peur que nos bien aimés ou nos connaissances puissent disparaitre, comme ca, avec ou sans raison, du jour au lendemain.
C'est surement en cela que l'homme est extraordinaire: parce que l'on vit, on accomplit, on créé, on travaille, on reve malgré cette peur.

Enfin, je pensais simplement à Cyril ce soir, en regardant la maison blanche. j'écrirais plus la semaine prochaine j'espère.
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Par Jean-Daniel
Dimanche 20 janvier 2008 7 20 /01 /Jan /2008 10:28
Chers amis du soir bonsoir,

En mettant la main sur le dernier album de Sinik, j'ai pu écouté une chanson défendant l'Essonne, le 91, où notre rappeur bien aimé se définit comme "essonien", voir meme plus précisement comme habitant des Ulysses. Plus tard dans l'album, il fait référence à ces maires "qui détruisent nos repères de tour en tour".

Pourquoi un tel besoin de "représenter" comme on dit, de se définir comme tel ? Pendant un temps, je pensais que c'était par défaut, puisque l'Etat français ne reconnait pas sa jeunesse, on se définit non pas comme "français", "socialiste", "humaniste", mais comme "je suis du 9.1.".

Je le vois un peu différemment maintenant que je suis ici. On en parlait avec des collègues récemment. Depuis que nous sommes ici à l'étranger, on comprend mieux pourquoi la communauté arabe continue de parler la langue à la maison, les africains de parler Waloff ou Zoulou en Brie. La langue est essentielle, elle nous définie justement, et seule notre langue maternelle pure nous permet de dire justement ce que l'on pense, avec les nuances que la Pensée exige.
Je ne parle pas mal anglais, j'arrive à bien comprendre et je peux m'exprimer. Ca fait maintenant 6 mois que je parle anglais tous les jours , meme si ce n'est qu'un petit peu par jour avec mes amis autraliens ou autres. Pourtant, je suis toujours incapable d'être moi-même en anglais, de faire des vannes, de parler philo ou politique. Jamais clairement en tout cas, et jamais de manière entièrement fidèle à ce que je veux exprimer.

Quel est le lien entre mon dernier paragraphe sur la langue et la définition Essonienne de Sinik? Parce que je considère que si il se définit comme cela, c'est parce que seule sa cité, seul son building, seule sa tour parle sa langue, et donc il se définit par rapport à elle.
La langue c'est un système de signes permettant la compréhension entre un groupe d'homme certes, mais aussi un certain nombre de références culturelles. Et ces quartiers, cités, ghettos qu'importe le nom, ont été tellement séparés du reste de la ville qu'ils ont désormais leur propre langue. C'est bien pour ca que ma mère ne comprend pas tout ce qui se dit dans le rap sur MCM, et que je n'en comprends qu'une partie.

Se définir comme "des Ulysses", des 3000, des Pyramides, ce n'est pas une attitude de gang, c'est une nouvelle culture, qui ne doit pas etre combattue à coup de "éduquons les pour qu'ils arretent de se dire du 93, mais qu'ils se disent français", comme le dit le PS aussi.
Non, cette culture fait partie d'eux,  fait partie de moi aussi, à moindre échelle. Le problème n'est pas l'existence de cette culture de la rue (je devrais dire "de ces cultures"), mais le fait qu'elle est unique.

Ce que je veux dire est que c'est normal que notre génération se définisse comme elle le fait, soit comme du 91, soit comme arabe, soit comme juif. C'est pour chacun une culture qui fait partie de soi. Le seul danger est quand cette culture est seule car non-confrontée.


Pour aller sur un plan plus personnel, je voudrais parler de cette notion de "culture locale", qui peut être danger si elle est seule, mais je crois une richesse quand elle est Une parmi d'autre.

Si je réussi mieux - pour l'instant- que certains de mes amis de collège, ce n'est pas parce que je suis plus intelligent qu'eux, hooulla non, c'est que j'avais le double language, et que je l'ai peut être toujours.
Double language, celui du collège de la Rochefoucault et celui de ma famille. C'est pouvoir dire "Ouais ma gueule, bzah?" à 16h et deux heures plus tard "M'sieur Thiercelin, pourquoi Adam Smith est il défini comme libéral?".

C'était comme ca jusqu'il y a encore peu de temps. Mais hélas ca change. La première langue je la perds, et j'ai du coup l'impression de perdre une partie de ce qui faisait, peut-être, ma particularité, en tous cas, ma personnalité. Et aussi ce qui définissait mon engagement politique, ou en tout cas ma passion pour la Politique avec une majuscule.  Comment bien gouverner aujourd'hui si vous ne connaissez pas, un peu, ces banlieues d'à coté de chez vous ? Comment vouloir mettre en place des politiques de gauche quand on n'a jamais connu, ne serait que indirectement, ce qu'est la vie à la Pierre Collinet ?

Mais maintenant que je suis la, je n'ai plus ce contact, si ce n'est par la musique. Et ce sera de plus en plus comme cela. Je suis dans un bel appart, mes amis de Lille ou de Pékin n'ont pas eu le même parcours que le mien - ce qui n'enlève rien à votre richesse personnelle, mais simplement ne permet pas à ma culture locale de vivre au quotidien.
Et c'est maintenant qu'elle disparait que je vois qu'elle me définissait. Et elle me manque. D'où la question: comment ne pas la perdre ? Est-ce inévitable ? Est-ce que je vais peu à peu la remplacer par une autre identité? Laquelle ?

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Par Jean-Daniel
Samedi 19 janvier 2008 6 19 /01 /Jan /2008 08:50
Bonjour à vous tous,

Pardon de la pause dans l'écriture. Pas assez d'énergie dans les phalanges ou pas le temps la semaine dernière.

Je ne pense pas que vous connaissiez Bakar, rappeur français , qui a écrit ca :

" Mélancolique, y'en a trop au placard,
Et j'espère que ma musique est une fenêtre par laquelle tu t'évades"

Intro brute et bien mal choisie pour parler de ce qui nous turlupine souvent, la question de "Ou on va?" . "On" en tant que groupe, qu'Humanité.

Chloé il y a quelque jours m'avait écrit "Que révons-nous?" et c'est une question vitale, essentielle. Et franchement que révons nous?

Si je citais Bakar, c'est parce que si ce n'est tout le temps, la majeure partie de ce dernier, nous sommes mélancoliques.
Mélancolique de Mai 68, de ce que nous percevons comme une énorme Force qui alors avait explosé, une envie de refaire le monde plus forte que celle de mener à bien sa vie matérielle ou personnelle. Certains sont mélancolique du Général de Gaulle ou de Mitterand, d'autres de la Révolution ou de Napoléon, ou ailleurs encore de Mao et de Deng Xiaoping.
J'ai l'impression que où que l'on soit, physiquement ou idéologiquement, nous regrettons tous une époque et bien souvent un Homme.

Je ne sais pas pour vous, mais il y a des jours, après avoir regarder "A la maison blanche" ou "Matrix", je sens comme un drole de mouvement dans le bas ventre, qui remonte vers le cerveau et qui te dis "Rêve....et fais le". Comme un énorme espoir que, Si Si, contrairement à ce que tu pensais tout le reste de la journée, tu peux faire quelque chose, à ton échelle, tu peux changer Ton Monde, et donc, d'une certaine manière, Changer le Monde.

Cela a aussi quelque chose à voir avec le fait que notre société repose sur l'attente du Messie, ce qui est bizarrement très juif. Le Judaïsme a réfuté la divinité de Jésus justement pour garder cette état d'attente de l'Elu. Et du coup, on est tous dans cette position de passivité, à attendre un nouveau Jésus Christ ou un nouveau Che Guevara.

Et on en oublie qu'on peut être un petit messie, et que c'est comme ca que l'humanité a avancé, avec des petits messies.
Roosevelt, en 1940, consterné par son armée de l'air classée au 12eme rang mondial au lendemain de l'éclatement de la 2nd guerre mondiale, a déclaré "nous construirons 50 000 avions d'ici à 4 ans". Tout le monde a crié à la démagogie et a qualifié l'annonce de plaisanterie.
C'en était une: 4 ans plus tard, 100 000 avions avaient été construit.

J'ai cette impression, au fond très libérale, qu'il suffit de vouloir Etre un petit messie pour en etre un.
Impression que si l'on "stand up", quelque chose se passera.

Bien sur nous n'atteindrons pas exactement le rêve fixé. Bien sur ce ne sera pas le royaume du Seigneur sur Terre après cela, mais on aura avancé, et on aura l'espoir - encore lui- que quelqu'un, après notre mort, reprendra là où nous, nous nous sommes arrétés, et continuera à tendre vers la société idéale.

Est ce que c'est de la naïveté pure que de penser cela? Vous me le direz j'espère.

La mélancolie, pour reprendre mon propos, est ce qui nous paralyse aujourd'hui.
Je suis au bord d'haïr le Passé. Quelle facilité de dire "c'était mieux avant" (avec l'accent de Francis Cabrel bien sur), quel anesthésiant efficace et on ne peut plus gratuit.
"Garder les avantages sociaux" "restaurer la compétitivé des entreprises" " conserver notre langue" " défendre nos acquis ou notre force économique"........  La encore Gauche et Droite se retrouvent. C'est bien pour ca que j'en veux à la Gauche aujourd'hui.

"Du passé faisons table rase" mentionne l'Internationale. Tellement extrème, si Choquant peut etre, et on se dit "si bète".
Oui et non. Oui car il faut pouvoir tirer les lecons du passé, pour essayer de faire mieux au prochain cycle, la prochaine fois que l'histoire se répètera.
Mais Non, faisons-en table rase, pour sortir de cette mélancolie.
Sans passé, pas de souvenirs, pas de regrets, seulement un Avenir complètement ouvert, à construire. Et ca les gens doivent en prendre conscience.

"l Avenir ce n'est pas l'inéluctable, c'est l'imprévisible" disait Keynes, pour pousser les gens à l'Action.
Pourquoi agir si le résultat est imprévisible me direz vous ? Meme si on ne sait pas exactement ce que seront les conséquences de nos actions à un moment T, c'est aujourd'hui que l'on définit la fourchette dans laquelle l'imprévisible aura sa part, à T+1. Si l'Avenir n'est pas inéluctable, c'est parce que nous pouvons agir sur lui, si il est imprévisible c'est parce que nous ne pouvons pas le modeler, nous ne sommes pas Dieu.
Et la est le fun !!

Finalement, on n'agit pas car on a peur de la déception d'un résultat différent de notre volonté. On n'agit pas par Vanité, pour ne pas "perdre la face", par self-estime ou vis-à-vis du regard des autres, peu importe.

J'aimerais donc bien que les publicitaires, que les psychologues et autres docteurs du cerveau arretent d'asséner ce poison "Aimez-vous vous meme".  Non, non, ne vous aimez pas on s'en fout de ca.
Car si vous vous aimez, vous ne voudrez jamais risquer de "changer", " bousculer" , "effriter " votre propre image en vous engageant dans un combat d'Idée qui, toujours, risque d'affecter votre personne et surtout le regard des autres.

Je vais m'arréter ici pour cette fois. Surtout que je remarque que mon propos est encore moins structuré que d'habitude. Donc comme toujours, je vous demanderais,  svp , de réagir. (toi aussi Victoire !).
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Par Jean-Daniel
Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 16:17
Si vous avez le temps, vous pouvez aller lire la critique du dernier livre d'Alain Zemour sur Mariane, au lien suivant: http://www.marianne2.fr/Zemmour-attaque-l-angelisme-anti-raciste-par-le-roman_a82505.html


Ca faisait un bon moment que je n'avais pas lu une aussi grosse imbécilité mise sur papier, je parle de celui de Marianne.
Petit passage: "Le roman nous promet un destin de guerre civile dans lequel une barbarie adossée au nombre et à la lâcheté finira par tout emporter. Le livre nous dit que les Juifs de France doivent se préparer à partir, car la capacité des Français à tout accepter des jeunes beurs est infinie et qu'elle mènera le pays au désastre"

Je pensais que la Droite avait touché le fond, non non, apparemment ils creusent. Comment Zemour peut-il sortir quelque chose comme ca ? Je le pensais Homme de lettres, il est apparement passé du coté obscur, celui où la reflexion a disparu.

J'apprécie parfois le franc parler de l'homme, je suis d'accord que le politiquement correct est souvent d'un ridicule à mourir, mais "la capacité des francais à tout accepter des jeunes beurs est infinie et elle menera le pays au désatre" ????
Ce n'est pas nager à contre-courant, comme Zemour aime se penser, rebelle parmis les rebelles, c'est soit du racisme soit de la bétise. Le problème est que Zemour n'est pas bête.

Ce qui m'énerve encore plus est l'article de Marianne, qui ne trouve qu'"un seul regret: la construction" fade du roman, et se félicite de ce roman sur " les dégats de l'angélisme anti-raciste".

Je venais d'apprendre que Jean-Francois Kahn avait quitté Marianne, je ne pensais pas que leur ligne politique allait changer aussi vite.
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Par Jean-Daniel
Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 15:38
"incompris parce que decris comme quelqu'un d'assez instable, la douleur frappe mais ne fait plus rien passée un stade"

Ceci est une phrase extraite du dernier album de Sinik, rappeur de l'Essone. Avant de commenter et partir de cette phrase, je conseille à toute personne se demandant "mais que pensent les jeunes d'aujourd'hui, je ne comprends pas ce qu'ils ont dans la tête" de l'écouter. L'album est nommé  "le toit du monde", et est un concentré de notre pensée. (je reviendrais dans un article sur le "notre", celui de ce que je considère comme  ma génération,  par la suite)

Je vais cependant sembler très critique envers cette phrase au début.

Le thème de ce soir (il est 22H50 quand j'écris ces lignes, les pieds de ma coloc sur la droite de mon clavier et un diner composé de Cote d'Or dans le ventre) est justement la culture de la Douleur et de l'Incompréhension que l'on retrouve un peu partour.

Incompréhension d'abord. Je trouve extrêmement étrange cette manière que l'on a tous de vouloir être différent, incompréhensible au premier regard d'autrui.
Combien de fois avez-vous entendu quelqu'un vous dire "je suis quelqu'un de compliqué vous savez" ou "je cache bien plus de choses que vous ne pensez"" ou autres phrases de cette trempe ?
Je fais la même chose. Pourquoi donc vouloir être compliqué et surtout insaisissable ? Quelle fierté en tirer, quelle vertu est-ce la ?
René Girard dirait surement que nous voulons ainsi nous différencier pour échapper à la crise mimétique.
Mais ce qui me dérange est la hiérarchie qui bien souvent est masquée derrière cette affirmation de sa différence. Car cette dernière est toujours accompagnée d'un sous-entendu: vous ne pouvez pas me saisir, et c'est en cela je suis un incompris aux yeux d'autrui. Ce qui soutend que je suis soit trop con, soit trop simple pour Comprendre cette personne.

Si l'affirmation de la différence m'intrigue, cette hiérarchie m'énerve tout simplement. A quoi bon être différent si de toute facon seul Freud lui-même pourra percer le mystère de votre personnalité ? Surtout qu'il est mort, pour rappel.
Je pense que cette magnie de la complexité masquée est ce qui pourrit aujourd'hui nos relations affectives. N'est-ce pas parce que vous ne saisissiez pas "toutes les facettes" de votre ex qu'elle vous a largué ou l'inverse ? Car si je suis quelqu'un de compliqué, et que mon compagnon ou ma compagne de réussir pas, en gros dans l'année civile à venir, à ouvrir toutes les portes de mon cerveau si complexe, alors il n'est pas l'Elu, il n'est pas The One.
Le problème est que cette Complexité est un fantasme. Nous ne sommes pas si compliqué que cela, nous voulons seulement l'etre pour nous donner une personnalité que nous ne savons pas définir par ailleurs.
Et donc les couples cassent. Comment découvrir la complexité de quelqu'un qui l'invente en permanence? Sachant que, comme toujours, nous nous immitons, nous sommes, comme notre compagne, quelqu'un de complexe qu'elle ne comprend pas, tout comme je ne la comprends pas .....patatra

Pourquoi ne pas se définir simplement ? Etre saisissable est pour moi une vertu, c'est ainsi que je concois le fait d'être ouvert à ce qui m'entoure et ce qui m'est vraiment différent. Si mon entourage peut me saisir rapidement, alors je pourrais etre accepter, et je pourrais découvrir ce monde différent.

La deuxième partie de la phrase de laquelle je suis partie, "la douleur frappe mais ne fait plus rien passée un stade" me fait penser à une deuxième chose qui m'excède assez fortement: le fait que l'on veuille toujours etre plus malheureux que son voisin.
"J'ai des problèmes sentimentaux" vous dit votre ami, et vous ne pouvez vous empecher, interieurement ou exterieurement de répondre "moi aussi, parmis d'autres". Je suis malheureux à un temps T, toi aussi, mais parce que je suis loin de mes parents, je suis loin de mon pays natal, parce que je suis plus sensilbe, j'ai plus mal que toi et en cela je suis celui que l'on doit consoler. Quelle bétise de l'homme...
Il y a avait de cela dans le débat autour de Dieudonné sur la supériorité de la Douleur qu'on  subit les esclaves comparée à la Shoah.
Y a-t-il une hiérarchie dans la douleur ? Suis-je plus malheureux que mon ami ? Les Juifs ont-ils plus souffert que les Noirs? Est-ce qu'un enfant tué en Russie dans un attentat est plus cruel que tuer 20 policiers à Bagdad?
Pourquoi est-il toujours précisé dans les brêves qu'il y a eu "50 morts dont 12 femmes et 5 enfants de moins de 12 ans"?  Pourquoi toujours mettre en comparaison?

Aider moi la dessus, je comprends pas.

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Par Jean-Daniel
Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 07:25
Il est temps de se pencher sur  un premier thème.

Si je prends la plume -  que les matérialistes acharnés râlent, je considère que tout Ecrit est encore plume, je suis de cette génération qui ne fait plus trop la différence - c'est que je veux etre lu. Ca c'est basique.
Il pourrait y avoir plusieurs raisons à cela:
- l'orgeuil, pour qu'on puisse me dire "comme tu écris bien" et que je me sente flatté. Meme si je ne suis pas un grand réaliste de la vie, je sais que je  n'ai pas de pas de talent écrit. ce n'est donc pas ca.
- le sentiment de supériorité intellectuelle. "Je Sais mieux que les autres, donc lisez moi". La encore, c'est pas ca. je suis du type égalitariste. j'ai beaucoup de mal à concevoir la supériorité intellectuelle. Certes je pense que Sartre ou Deng Xiaoping étaient des esprits "géniaux",  mais ca n'arrive pas à faire sens dans ma tête: si tous les hommes sont égaux, alors il ne peut pas y avoir de supériorité intellectuelle "génétique". alors comment expliquer leurs Oeuvres? je n'en sais rien. enfin la n'est pas le propos du jour.

Non, le propos du jour, c'est que si je j'écris pour etre lu, c'est parce que je pense que  mes pensées sont partagées par d'autres, par tous, si ces pensées touchent à l'Abstrait. Enfin ce n'est pas qu'elles sont partagées, ce sont les problématiques, les Questions, qui, je crois, sont partagées par tous. En gros, la Vie, la Mort, l'Après, l'Origine, le Mimétisme, sont des questions qui me reviennent à l'Esprit constamment. Or je considère que l'Homme est Universel. Ces questions reviennent donc à l'Esprit de Tous, de chacun, à différentes échelles. 

Donc quand j'écris,  j'espère trouver du répondant, du débat, de la confrontation, face à mon opinion - cette fois personnel- sur des questions universelles.

En effet, comment avoir une confrontation sinon? Où parler de cela à part ici? Je suis en Chine, perdu dans Pékin , avec qui en parler ? vous, chers collègues de la CCIFC ?  non, on travaille ensemble,  j'peux pas. Vous mes amis ? vous etes loin et je préfère demander comment vous aller plutot que ce que vous pensez de la Création lors de nos quelques minutes de communication par  trimestre.


Ce qui me turlupine beaucoup, notamment depuis mon débat sur le thème avec mon père, est justement l'Universalité, ou la question: "y a t il des absolus moraux ?"

j'en suis convaincu. Si je prends la Chine, est ce que je pense que la Démocratie est un absolu moral, qui , à ce Titre, doit être mis en place ici  ? Oui. Mais n'est ce pas la un préjugé occidental que de vouloir à tout prix exporter la Démocratie ? Non, car la Démocratie est un absolu, une Idée au sens antique, une Pureté même.

Que pensez de la Démocratie en Chine ? nous sommes tous d'accord qu'elle n'existe pas. la question est, est-elle souhaitable?

La Démocratie est-elle souhaitable en Chine?  C'est discutable si on ne pense pas la Démocratie comme une obligation. En effet, le gouvernement actuel a à son tableau de chasse: 9% de croissance annuelle sur les 20 dernières années,  une image internationale nouvelle, des villes sécurisées au maximum etc...
Une amie, Yuying, me disait un jour au restaurant "je ne vous comprends pas, vous occidentaux, quand vous critiquez le gouvernement chinois en même temps que vous appréciez tant ne pas avoir peur quand vous rentrer à 2h du matin, à pied, seul, dans n'importe quel quartier de Pékin".
Good point.
Qu'est ce que je peux répondre à ca ? Que la Démocratie est un absolu moral. Bon ca devient lourd la, va falloir que je m'explique avant qu'on me prenne pour un évangéliste platonnien.

Ce qui est essentiel à un Homme, pour atteindre le bohneur, c'est la Liberté. C'est à dire le Choix. le choix de lire un journal conservateur comme Le Figaro ou de lire un condensé de gauchisme dans Charlie Hebdo. C'est de choisir d'être avec une personne du même sexe et de pouvoir sortir dans la rue avec elle sans rencontrer d'hostilité. C'est pouvoir avoir la double nationalité française et chinoise, c'est pouvoir, quand je suis de nationalité chinoise, aller en vacances 3 semaines en Guadeloupe sans qu'on me refuse mon visa. C'est Voter évidemment, dans le sens de choisir celui qui, là haut, décide de l'avenir de mon pays, de mon peuple, de ma communauté.

Ces Choix sont essentiels pour construire ma personnalité, et ainsi Être ce que je veux Être, et non pas ce que je me trouve Être, par les actions d'Autrui.

Dans cette quête de la Liberté, qui est toujours une quête, une tension vers demain où l'on espère atteindre la Liberté sans jamais la réaliser, Oui la Démocratie est une obligation. Car elle est le pire régime du monde, à l'exception de tous les autres. Elle est ce qui permet le Choix en politique, le seul régime qui le permet.

Est-ce que je parle de la Démocratie française  ou américaine ? Oui, mais aussi de la démocratie Suisse où certains cantons votent tous ensemble sur la place du village une fois tous les X temps.
C'est l'Idee de Démocratie qui est un absolu moral, pas sa traduction en sytème politique, qui là, est propre à une culture.

La Démocratie est Bien en tout temps et tout lieu. Bien au sens moral, bien contre Mal. La situation actuelle en Chine, elle n'est pas "non-optimal", elle n'est pas imparfaite, non, elle est Mal, moralement inacceptable parce qu'elle empêche 1 milliard 300 millions de personnes de se réaliser en tant qu'Homme.
Pourquoi ne parle-t-on plus de Bien et de Mal aujourd'hui ? Pourquoi faudrait-il que je sois croyant pour que cela est un sens ?

Ce post fait surement de moi quelqu'un qui ne respecte pas, à vos yeux,  la différence culturelle, qui ne sais pas penser un système différent, qui est un néo-colon à coup de démocratie. Si tel est le cas, démontrez le moi car je ne vois pas en quoi.

Il y a aussi la question du Bohneur en Chine. Les chinois sont-ils heureux "comme ils sont" ? Suis-je en mesure de juger cela ? Comment me faire Juge d'une culture qui n'est pas mienne et vouloir la changer ? Je n'ai pas de réponse à ces  questions, je sais juste que je me fais Juge et que je veux changer ce régime, parce qu'il est Mauvais.
Je parle comme un catholique a qui on demande "mais qu'y avait-il avant Dieu", et qui répond "Dieu est, et a toujours été". C'est assez perturbant.

Prochains articles: "Incompris", notre Violence, Génération, Vérité et la Révolution. Enfin je pense.
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Par Jean-Daniel
Samedi 5 janvier 2008 6 05 /01 /Jan /2008 11:50
Bonjour à toi ou à vous, et bienvenue sur mon blog.

    J'ai pris du temps à créer ce blog, après un essai peu concluant l'an passé (je crois n'avoir publié que le mot de bienvenue et est perdu l'adresse....on ne rit pas).
    Mon idée, qui j'espère prendra forme et saura se dévellopper ici, est de pouvoir, 2 ou 3 fois par semaine, mettre en ligne ce qui m'a turlupiné à ce moment en terme politique, philosophique (de bas niveau mais je n'ai pas d'autres mots), culturel..
    Ceci n'est absolument pas un "journal intime" (j'adore les "journaux intimes" en blog, le mot en perdant tout son sens) de ma petite vie en Chine, du super resto thaï de la veille ou une exposition détaillée de ce que je vois de ma fentre sur la rue Chunxiu lu ("vue de ma fentre, y'a qu'des batiments..." pour les connaisseurs)
    Je ne dis pas cependant que toute anecdote sera absente, bien au contraire, mais si un evènement du quotidien est ici décrit, sa présence sera normalement justifié par "ce à quoi il m'a fait penser", " ce qui était zarb" ou "différent", et qui appellait à une réflexion plus large.
    Tout le moins est là le contrat de base que je me suis fait à moi même. Surement sera-til appeller à évoluer, comme j'évolue en étant ici. Vous lirez ou tu liras surement ce message quelques temps après publication de ce mot de bienvenue, car le mettre sous les yeux d'autrui ne peut se faire que si il y a quelque chose à montrer, et en l'occurence plusieurs choses, artciles, réflexions, liens. Et si j'ai bien aucune idée de quelque chose, c'est bien de ma capacité à écrire régulièrement ici....j'ai toujours été très mauvais dans le domaine de la régularité (les pompes au collège, les fiches de lectures toute ma scolarité, le petit-déjeuner le matin, avoir des parties égales dans ma dissert de bas etc...)

    Je me dis, pour conclure, que ce premier message a un ton très serieux, voir compètement pédant. Oui surement. Sérieux parce que je ne ferais surement pas de blague à chaque article. Pédant, parce que toute démarche d'écrire pour être lu est pédante, puisqu'elle croit valoir Lecture. J'aurais surement l'occasion de revenir la dessus, sur l'ambition, le sentiment de supériorité/infériorité ou encore le syndrome du "petit professeur" comme dit mon père.
    Puisque c'est mon premier post, je peux surement préciser que très souvent il sera écrit "pour conclure" au milieu d'un article, ou très largement avant la fin, comme je viens de la faire. Le principe est ici que je tappe comme cela me vient, sans être de l'écriture automatique constante, je veux "sortir", "expluser", "exorciser" au sens premier, ce qui se passe dans ma tete. Et donc, parfois, souvent, je pense finir quand un nouveau flux vient à mes tempes et se transmet à mes doigts tapoteurs. Vous voila prévenus.
Plusieurs choses:
- je m'excuse par avance des inombrables fautes d'orthographes qui vont joncher ce blog. Je ferais au possible une relecture, mais ne promets absolument rien.
- il y aura parfois des articles en anglais, je pense. pas sur encore, mais je préviens. Si je sors de 15 épisodes de "A la Maison Blanche", il est très possible que ce qui me trotte dans les cellules pas si grises soit de l'anglais.     Mon rêve est qu'un ami, un jour, quand et si ce blog grandi, traduise mes post en chinois. ou encore mieux, que je sois un jour en capacité de le faire. Mais bon, avant 2025, j'aimerais bien le faire.

Sur ce, je vais aller voir dans les options de Overblog, qui a un très bon tableau de bord au passage, si je peux rendre ce blog agréable à l'oeil en attendant d'espèrer que mes articles soit agréables à vos esprits.

JDG
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Par Jean-Daniel
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